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Faille critique dans Microsoft Entra ID (Azure AD) : CVE-2025-55241 permettait l’usurpation d’identité globale

Publié le Mis à jour le 3 min de lecture

Sommaire
  1. Un risque d’attaque mondiale sur Entra ID
  2. Origine technique de la vulnérabilité
  3. Impact potentiel : un contrôle total sur Azure et Microsoft 365
  4. Un problème aggravé par l’absence de traces
  5. Microsoft déprécie Azure AD Graph API
  6. Contexte plus large des menaces cloud
  7. Conclusion

Une vulnérabilité critique identifiée sous le code CVE-2025-55241 vient d’être révélée dans Microsoft Entra ID (anciennement Azure Active Directory). Avec un score CVSS maximal de 10.0, cette faille représentait un risque sans précédent, permettant à un attaquant d’usurper l’identité de n’importe quel utilisateur, y compris les administrateurs globaux, dans n’importe quel tenant.

Un risque d’attaque mondiale sur Entra ID

D’après le chercheur en cybersécurité Dirk-jan Mollema, qui a découvert la faille, celle-ci aurait permis de compromettre potentiellement tous les tenants Entra ID à travers le monde, à l’exception probable des environnements nationaux spécifiques. Signalée le 14 juillet 2025, la faille a été corrigée par Microsoft le 17 juillet 2025, sans nécessiter d’action de la part des clients.

Origine technique de la vulnérabilité

La faille provenait de la combinaison de deux composants :

Ce mécanisme rendait possible une usurpation inter-tenant, donnant accès à des informations sensibles telles que :

Impact potentiel : un contrôle total sur Azure et Microsoft 365

Une exploitation réussie aurait permis à un attaquant de s’approprier les privilèges d’un administrateur global. Concrètement, cela ouvrait la voie à :

Comme l’explique Mollema, un tel accès aurait offert à l’attaquant la possibilité d’obtenir des droits étendus sur les abonnements Azure, compromettant ainsi toutes les ressources hébergées.

Un problème aggravé par l’absence de traces

La gravité de cette faille est amplifiée par deux facteurs :

Selon Mitiga, un acteur malveillant pouvait générer ces tokens depuis son propre environnement de test sans aucun accès préalable au tenant cible, puis les utiliser pour usurper l’identité d’un Global Admin ailleurs. Le tout sans déclencher MFA, sans alerte et sans traces dans les logs.

Microsoft déprécie Azure AD Graph API

Cette découverte survient alors que Microsoft a officiellement retiré l’API Azure AD Graph depuis le 31 août 2025. Annoncée dès 2019, cette dépréciation oblige les utilisateurs à migrer vers Microsoft Graph. À compter de septembre 2025, toute application utilisant encore l’ancienne API cessera de fonctionner.

Contexte plus large des menaces cloud

Cette faille n’est pas un cas isolé. Ces dernières semaines, plusieurs vulnérabilités critiques et mauvais paramétrages cloud ont été signalés :

Ces découvertes soulignent une tendance inquiétante : les failles cloud, qu’elles soient dues à des vulnérabilités logicielles ou à des erreurs de configuration, représentent une surface d’attaque critique pouvant mener à des compromissions globales.

Conclusion

La vulnérabilité CVE-2025-55241 illustre les dangers liés à l’exploitation de services cloud dépréciés et mal sécurisés. Même si Microsoft a rapidement corrigé le problème, cette affaire rappelle l’importance de :

Dans un contexte où le cloud est devenu le socle des infrastructures IT, une faille telle que celle-ci démontre qu’un défaut unique peut mettre en péril des millions d’organisations.